mercredi 8 août 2018

Embruns de Louise Mey


Présentation de l'éditeur :

Ils sont beaux, sportifs, complices. Mangent local. Achètent cher, mais pour durer. Un bon goût à toute épreuve. Monsieur et Madame Parfait et leurs enfants. Quand les Moreau prennent possession, pour le week-end, d'une belle maison bretonne, sur cette île perdue en forme de haricot, tout annonce des vacances idéales. C'était compter sans la tempête, la disparition de Marion, le sang sur le couteau... Et l'étrange collaboration des habitants, pour lesquels " les Parisiens " font par-dessus tout un gibier parfait...

Avis :

Dernière lecture pour le Prix Nouvelles Voix du Polar ! 

Je suis rentrée dans cette lecture avec quelques craintes...Ma copine blogueuse "Anaïs Serial Lectrice" a fait une chronique très négative de ce livre. Normalement nos avis divergent mais dernièrement on est tombé d'accord sur quelques titres.

Et ce fût le cas encore une fois sur ce livre...

Il a bien fallu 100 pages avant qu'il ne se passe quelque chose d'un peu intéressant. Cette famille parfaite est agaçante dès le début du livre. Je ne les ai pas trouvé très crédible. Tout était un peu trop "trop". Leur arrivée sur l'île et l'installation semble interminable. On rentre très vite dans un enchaînement de banalité qui nous endort peu à peu.
Les quelques micros événements qui mettent un grain de tension nous font espérer qu'il va se passer quelque chose qui bousculera le rythme du livre. Mais si tu as lu la quatrième de couverture tu es déjà au courant un peu de ce qu'il va se passer. L'effet de surprise est donc inexistant.
Les réactions de cette famille parfaite m'ont irritées de plus en plus à partir de la disparition de Marion. Cela ne s'arrange pas avec la manière dont l'auteur les présente. J'ai eu la sensation que tout le long du livre, il fallait meubler : des descriptions multiples pour parler d'un même lieu ou du même sentiment. De plus on sent bien dès le début que la famille "parfaite" l'est beaucoup trop et cela devient suspect.
Du côté des habitants de l'île, c'est un peu la même chose. On ne les sent pas dès le début. On tombe limite dans la caricature du paysan. Cette pseudo confrontation du citadin et du rural est limite malaisante. Au moment de la disparition de Marion, il ne fait aucun doute au vue des multiples réactions qu'ils sont impliqués. ça en devient même ridicule tellement on se rend bien compte que certains dialogues sont appuyés, mal joués pour les habitants.

Pour résumer, il y a un passage dans le livre où Marion parle des films d'horreurs. En regardant un de ces films on se dit souvent "ne fais pas si", "ne fais pas ça" ou "mais regarde c'est évident que si tu vas là il se passe quelque chose". Et bien ici c'est aussi le lecteur qui le dit très souvent. Il y a de telles évidences par moment qu'on s'énerve. Le plaisir de la lecture en est gâché.

En ce qui concerne le style de l'auteure, je n'ai pas du tout accroché. Les longueurs sont multiples. Comme dit précédemment, la description des lieux ou des sentiments s'étirent sur des phrases beaucoup trop longues. Les références au passé de la famille tombent un peu comme ça et nous font perdre le fil de l'histoire. De plus les choses sont souvent répétées encore et encore. Cela donne aussi un récit parfois décousu.

Je n'aime pas être méchante dans une chronique mais là ça a été une corvée d'aller jusqu'au bout du livre. J'espérais que la fin justifierai un peu tout ça mais malheureusement il n'en était rien. Elle m'a semblé un peu sortie de nulle part et pas très crédible comme tout le reste. Je dirais même que c'était beaucoup trop gros pour justifier ce qu'il s'est passé avant.

Ce livre a été une vraie déception. Pour une fois je ne peux même pas le recommander à des personnes qui recherchent tel ou tel chose dans un livre.

Editions : Pocket - Date de parution : 24 Mai 2018 - 368 pages

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